Mobilité sur le toit du monde : San Pedro de Atacama au Chili

Qui aurait cru que notre mobilité se terminerait aussi près du ciel ?

Le ciel ouvre ses portes !

Le ciel ouvre ses portes !

Après 6 mois passés à l’Université de La Plata en Argentine, on a décidé de partir loin, très loin, au nord du Chili dans la petite ville de San Pedro de Atacama. On aura passé près de 50 heures dans des bus pour l’atteindre. Mais le jeu en valait la chandelle. On traverse l’Argentine, de Buenos Aires à Mendoza. On passe par la région des vins et on franchit la Cordillères des Andes enneigée. Nous sommes désormais à 5000 mètres d’altitude, là où le ciel est si pur que les observatoires astronomiques s’y sont installés.

Au départ, San Pedro de Atacama n’est qu’un minuscule village très touristique avec quelques restaurants et des auberges. Le volcan Licancabur surplombe le village. Son sommet est situé à plus de 5900 mètres d’altitude. Aux abords du village, toute la cordillère des Andes s’offre à nous. Des montagnes à perte de vue, et des circuits touristiques qui nous tendent les bras. On a très vite choisi de louer des vélos pour découvrir les environs. Nous sommes chanceux, c’est le moi de juillet ; c’est l’hiver ici au Chili, mais le soleil est au rendez vous.

Vallée de la muerte   Première étape : la Valle de la Muerte, une impression d’être au milieu d’un remake de Star Wars, sur la planète Tatooine. Nos vélos se faufilent au milieu des rochers. Nous atteignons des dunes immenses, nous croisons même des surfers qui les dévalent, les uns derrières les autres. C’est un vrai show. Nous laissons les vélos dans un coin et tentons d’escalader ses immenses dunes. Mais déjà le soir arrive, il est grand temps de réenfourcher nos vélos et de partir pour assister au plus beau coucher de soleil de notre vie.

Le toit du mondeDeuxième étape : la Valle de la Luna, deuxième excursion immanquable de San Pedro de Atacama. Nous pédalons plusieurs kilomètres, à ras les voitures, on se presse pour ne pas manquer le spectacle. La route devient trop pentue. Impossible de pédaler encore, nos jambes n’en peuvent plus. On pousse les vélos. On est fatigué, on a faim et on meurt de chaud, mais on sait que ça vaut le coup.

Le sommet de la vallée se fait attendre, le seul spectacle que l’on a devant les yeux c’est cette montée qui n’en finit plus. Mais soudain, le paysage se présente à nous. C’est la récompense ultime. Aucun appareil photo, aussi performant soit – il, ne pourra capter la beauté du lieu. Sous nos yeux, des montagnes à perte de vue, les unes à côté des autres, en train d’accueillir le soleil.

Le paysage est infini et nous, on ne veut plus partir, on s’assoit sur une pierre et on reste jusqu’au dernier rayon du soleil. On reste silencieux et on admire. C’est aussi ça la mobilité.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s